Jour du dépassement. Chronique d’un déclin annoncé

presse-terre

Un assèchement constant des capacités de la Terre © Institut de l’économie circulaire

Et si le jour du dépassement intervenait avant la fin du premier semestre… Quand cette course folle va-t-elle se ralentir et (il n’est pas interdit de rêver !) s’arrêter enfin ? Mais tout d’abord, que signifie cette expression ? Elle part d’une idée simple : mettre en parallèle les capacités de la terre à accueillir l’activité humaine sans assécher ses ressources avec ce qui lui est demandé.

Une dégradation régulière. Aujourd’hui, sa progression est constante. Le graphique ci-joint nous le montre, même si elle semble ralentir dans sa marche en avant depuis quelques années. Si les conventions de calcul du jour de dépassement sont contestées – comme tous les calculs ! – les scientifiques de l’ONG Global Footprint Network, leurs auteurs, soulignent que ce résultat est néanmoins optimiste et que, par conséquent, le jour du dépassement intervient en fait bien avant la date mentionnée !

De beaux jours en perspective ! En 2017 nous enregistrons une consommation et une altération écologique annuelle de 1,7 des capacités renouvelables de la planète. Nous asséchons ainsi ses ressources en 8 mois. A l’horizon 2030, ce sera en 6 mois ! De beaux jours en perspective avec au menu : catastrophes climatiques, accélération de la fonte des glaces, ralentissement de la production agricole, surpopulation et surtout le franchissement d’un point de non retour.

Graphique-jour-depassement

Vers une planète invivable ? Quelles que soient les fenêtres d’analyse du réchauffement climatique, le constat est le même : nous précipitons les jeunes générations vers une planète invivable, tandis que les pays développés continuent allègrement de surconsommer au mépris du jour d’après, essentiellement pour les pays en voie de développement. Pourtant, seules des dispositions drastiques sauveront le monde que nous partageons. Sinon, il s’effondrera, d’abord économiquement puis… Certains indicateurs comme la baisse de la production industrielle et des rendements agricoles insuffisants par habitant ou les prix sans cesse augmentés des matières premières, sont autant de préludes d’un déclin amorcé. JP.Z

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