Sus au frelon !

 

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Faites la différence…. ©DR

Il nous vient d’Asie et il ne lui a fallu que quelques années, une bonne douzaine, pour conquérir presque toute la France… Principalement redouté des abeilles dont il fait ses « choux gras », le frelon asiatique se caractérise par une agressivité sans pareille. Il n’en fallait pas plus pour nourrir toutes les inquiétudes et tous les fantasmes au sujet de cet insecte résolument guerrier… A juste titre d’ailleurs, sa piqûre étant aussi dangereuse que celle du frelon traditionnel que nous connaissons chez nous. Sauf qu’en plus, son dard, beaucoup plus long, occasionne des douleurs beaucoup plus intenses. Et pour ne rien gâcher, il attaque en bande !

Pas de solution miracle. C’est du 1er avril jusqu’à la mi-mai, lorsque les futures reines sortent de leur nid, que l’époque est la plus propice pour déclencher les hostilités. L’apparition du printemps marque ainsi le retour des « piégeurs de frelons asiatiques » partout où la présence du prédateur a été observée. Néanmoins, la meilleure arme reste l’observation et l’alerte auprès des professionnels formés à la destruction des colonies. Les pièges ont en effet tendance à laisser la part belle aux survivantes, souvent les plus petites, que la nature n’aurait pas épargnée puisque en cette sortie d’hiver les reines se livrent d’abord un combat mortel pour acquérir un territoire. Par ailleurs, le recours aux piégeages n’est pas sans conséquences pour les autres insectes, qui, même si ils réussissent à s’évader des « mailles du filet » peuvent contracter des séquelles qui remettront en cause leur reproduction et leur survie. Enfin, cette pratique, si elle a ralenti la propagation des nids du prédateur, elle n’est pas parvenu à le rayer de la carte.

La pie, cette amie qui nous veut du bien ! Reste que, lors de l’attaque des ruchers, les apiculteurs n’ont guère d’autre choix que d’installer des pièges divers et variés. Au Pays Basque, certains d’entre eux utilisent une… poule ou bien encore du poisson frais (!) qu’ils déplacent la nuit pour éloigner les frelons des ruches et éviter aux abeilles une décapitation fatale, celles-ci n’ayant pas encore acquis la technique de leurs amies japonaises qui consiste à former une boule autour du prédateur afin de monter la température alentour jusqu’à 46° C et de provoquer ainsi sa mort ! Autre solution : laissons faire les oiseaux. Chacun sait que la pie aime le frelon… JP.Z

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