Villes vertes. Un podium qui ne doit pas cacher la forêt

 

PHO48616cc8-9af1-11e3-95fd-11246d9b5a0f-805x453

Quelques villes, comme celle du top 10 du palmarès, affichent un remarquable ratio »m2 d’espaces vert/habitant ». Cela ne doit pas faire oublier que de nombreuses collectivités ont encore beaucoup à faire. ©DR

Angers, Nantes et Strasbourg. C’est, dans l’ordre, le podium des villes les plus vertes de France. Une arrivée « au finish » révélée après une enquête de plusieurs mois prenant en compte plus d’une vingtaine d’indicateurs comme le nombre de mètres carrés d’espaces verts par habitant, la mise en place d’un plan biodiversité, l’importance des investissements consacrés à l’aménagement et à l’entretien des parcs et jardins publics…

Un palmarès sans surprises. Réalisée par le Cabinet Asterés pour le compte de l’Observatoire des villes vertes – créé par l’Union nationale des entreprises du paysage et le réseau Hortis regroupant les responsables des services espaces verts des villes françaises – l’étude récompense sans grande surprise trois villes déjà connues pour leur politique volontariste en faveur de leur patrimoine vert, non seulement au niveau de leur importance, mais aussi des budgets qu’elles leur consacrent. Angers affiche ainsi un ratio de 100 mètres carrés d’espaces verts par habitant alors que la moyenne nationale se situe encore à 48 mètres carrés. Quant aux sommes allouées pour leur entretien, elles se situent autour de 67 euros annuels par habitant, soit 44 % de plus que ce qui se pratique en moyenne dans les autres municipalités françaises concernées par l’étude (les 50 villes les plus peuplées du territoire).

5 % du foncier pour les espaces verts. Si les chiffres concernant ce trio de tête sont encourageants, de même que ceux des villes composant la suite du top 10 (Lyon, Caen, Rennes, Limoges, Nîmes, Reims et Amiens), ils ne sont cependant pas le reflet exact de la « radiographie » mise à jour par le travail des enquêteurs. L’Observatoire des villes vertes met ainsi l’accent sur les 1,3 % (en moyenne) du budget global des municipalités consacrés aux espaces verts alors que 6 habitants sur 10 considèrent que la création de parcs et jardins publics doit être l’une des principales priorités des collectivités locales. De même, toujours en moyenne, seulement 5 % du foncier appartenant à ces mêmes collectivités leur sont actuellement consacrés contre 25 % aux infrastructures de transport selon le Certu. Enfin, un chiffre malheureusement en diminution : dans les 50 plus grandes villes françaises, le budget « espaces verts et nature en ville » est aujourd’hui de 46,50 €, contre 48 € en 2014, à euros constants… E.B.

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s