Nés pour être vivants !

expo montparnassz.jpeg

Ami(e) parisien(ne) d’adoption ou de passage, si ton métro se promène du côté de la station Montparnasse- Bienvenüe, n’hésite pas descendre à cette correspondance et à t’arrêter quelques minutes dans le long couloir (185 mètres) qui relie les lignes 6 et 13 aux lignes 4 et 12 . Tu pourras y contempler, jusqu’au 5 février prochain (dépêche-toi !), la fresque géante consacrée aux travaux menés par le CNRS sous le signe de la « bio-inspiration », autrement dit lorsque le « vivant » est pris comme « modèle » par les chercheurs pour aider les vivants. Ce sera l’occasion pour toi de découvrir que la nature est quelqu’un de très astucieux, auprès de qui des esprits brillants prennent conseil pour, par exemple, rendre leurs propres créations encore plus fascinantes. Ainsi, si des drones peuvent voler « au gré du relief » sans mesure de vitesse ou d’altitude, et sans se planter (!), c’est que leurs concepteurs ont bien observé les insectes… et ont tâché de faire pareil quant à leur perception exceptionnelle des obstacles et autres aspérités du terrain.

La fourmi, le vers et la luciole. Autre innovation venue elle aussi des temps les plus anciens, de prochaines méthodes de constructions d’ouvrages pourraient voir le jour grâce aux fourmis. Non pas que les chefs de chantiers soient tentés de réduire leurs ouvriers au rang d’insecte, en principe, il est fini le temps des pharaons ! En fait, les scientifiques s’efforcent aujourd’hui de décrypter (décoder) les interactions qui se passent au niveau de ces très complexes et admirables habitations que sont les nids de nos amies de la famille des Formicidae. Objectif : créer des algorithmes pour améliorer nos propres « sciences de l’ingénieur ». D’une manière générale, les exemples ne manquent pas, de ces leçons gratuitement dispensées par la faune et la flore, telles que racontées par les experts du CNRS, illustrées par des schémas aussi pédagogiques que simples : éclairages LED rendus plus lumineux car conçus comme l’abdomen de la luciole, colles inventées par les vers marins et lorgnées par les industriels, « exceptionnelles plantes » qui parviennent, non seulement, à pousser sur des sols pollués aux métaux lourds mais encore qui offrent à l’industrie la possibilité de réutiliser ces mêmes métaux lourds comme catalyseurs… Bref, un bel hommage à la biodiversité, source d’inspiration permanente pour notre bien être, voire notre survie. Que celles et ceux qui ne prennent pas le métro, ces jours-ci se rassurent : l’exposition a son propre site dédié sur la toile. Merci l’araignée ! G. RdV

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s