Vous reprendrez bien un peu d’eau… « virtuelle » ?

Man Holding Leaking Bucket

Moins de 1% de l’eau présente sur notre planète est disponible pour l’être humain  ©DR

140 litres d’eau : c’est environ ce qu’il faut pour produire… une simple tasse de café ! Un chiffre pour le moins impressionnant que le seul besoin d’eau du caféier n’explique pas. Cette soif inconsidérée (du gâchis ?) vient de ce que pour obtenir ce breuvage « noir comme le diable, chaud comme l’enfer, pur comme un ange, doux comme l’amour » (selon les mots de Talleyrand), de nombreuses opérations auront été nécessaires, au-delà de sa culture : récolte, lavage, transformation, transport… Toutes consommatrices d’eau, soit par l’énergie (hydroélectrique) que ces travaux mobilisent, soit par la pollution de l’eau qu’elles génèrent…

20 000 litres pour un jean ! La méthode de calcul de cette « empreinte eau » des produits que nous consommons – un peu à l’image de la fameuse empreinte carbone – a été mise au point par la fondation Waterfoot Print. C’est ce que l’on appelle l’eau « cachée » ou l’eau « virtuelle », puisqu’on ne la voit pas dans les produits. Un concept proposé dans les années 90 par Anthony Allan, géographe britannique. Malgré son nom, l’eau « virtuelle » coule à flot et en toutes circonstances, c’est le moins que l’on puisse dire : une feuille de papier format A4 demanderait ainsi 10 litres d’eau, un œuf 200 litres, un kilo de viande de bœuf 15 500 litres, un jean en coton 20 000 litres.

Tous concernés. L’eau « virtuelle » n’est pas seulement un signal d’alerte. Elle est sensée sensibiliser, bien sûr, chacun de nous à la question de la préservation de l’eau, si fondamentale à l’échelle humaine: rappelons, au passage, que personne ne tient plus de trois jours sans boire (sinon, c’est le coma assuré). Au niveau international, l’eau « virtuelle » a également une utilité incontestable. Elle apparaît, aux yeux de certains responsables, comme une méthode intéressante pour essayer de réguler la consommation d’eau à l’échelle de la planète. Elle permet, en effet, de classer les pays selon qu’ils sont « exportateurs » ou « importateurs » d’eau « virtuelle », en s’attachant aux produits consommés (soit fabriqués sur place, soit importés…) et aux ressources propres des pays. L’Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) par exemple, dégage un solde positif, dû à l’exportation de ses productions agricoles, sachant que l’irrigation compte pour près de 70 % du total des prélèvements d’eau à des fins humaines. A l’inverse, d’autres pays, sont plus limités quant à l’eau : ils peuvent alors choisir d’importer des productions bon marché et gourmandes en eau (du riz par exemple). Ce qui ne doit pas empêcher les uns et les autres d’avoir conscience que la ressource en eau est non seulement fragile mais rare, contrairement aux apparences : moins de 1 % de l’eau présente sur notre planète « bleue » est disponible pour l’être humain… G. R.d.V

le site de la Waterfoot print

http://waterfootprint.org/en/

 

Calculez votre empreinte d’eau avec la Waterfoot Print

http://www.watercalculator.org/

Le Centre d’information sur l’eau

http://www.cieau.com/

 

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