21 % des espèces végétales seraient menacées

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Déforestation en Amazonie © IS@DD

« Nous avions déjà un état de la population mondiale des oiseaux, des tortues de mer, des forêts, des villes, des mères, des pères, des enfants et même des antibiotiques, mais pas des plantes ! Je trouve ce travail remarquable compte tenu de leur importance au niveau de notre nourriture, de la production de médicaments, de vêtements, de matériaux de construction, de biocarburants, de la régulation du climat… ». Kathy Willis, professeur et directrice scientifique au centre de recherches botaniques Royal Botanic Kew Gardens de Londres ne cache pas sa joie lorsqu’elle évoque la parution du nouveau baromètre baptisé « État du monde des plantes », publié ce mardi 10 mai par le célèbre institut britannique.

Un chiffre angoissant. Son enthousiasme est néanmoins de courte durée lorsqu’elle analyse les conclusions de cet énorme travail mené par 80 scientifiques afin d’apporter une visibilité globale sur l’énorme quantité de données et de connaissances éparpillées à travers le monde sur le sujet. L’étude révèle en effet que 21 % des espèces végétales vasculaires – près de 400 000 ont été recensées sur le globe – sont menacées de disparition si leur protection n’est pas prise en compte au cours des prochaines années. Un chiffre angoissant – malgré la découverte chaque année de 2 000 nouvelles espèces – lorsqu’on apprend par exemple que près de 18 000 plantes sont couramment utilisées dans le domaine médical… Au total, elles seraient à peu près 40 000 à contribuer à notre nourriture, à nos soins et à l’esthétisme de notre environnement.

Déforestation et urbanisation au premier rang des coupables. Ce « baromètre » devrait désormais être actualisé chaque année afin de suivre l’évolution des populations de plantes dans le temps et d’apporter des réponses concrètes à leur protection. D’ores et déjà, les scientifiques de l’Institut nous apprennent que les dangers qui pèsent sur elles proviennent essentiellement du défrichage non raisonné et souvent abusif de sites naturels pour une agriculture qui n’a, la plupart du temps, rien de raisonnée, de l’urbanisation galopante, de l’utilisation des pesticides et des incendies toujours plus nombreux. Quant au changement climatique, sa responsabilité est encore assez floue, comme le précise Kathy Willis qui ajoute que « plusieurs années seront nécessaires avant de mesurer pleinement son impact, probablement pas avant 2030 ». En croisant les doigts pour que d’ici là, il reste encore quelques irréductibles végétaux bien décidés à survivre ! E.B.

En savoir plus

www.kew.org

www.iucn.org

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